novembre 21, 2014

L’avenir

Par HitSpot

Il est, de toute manière, parfaitement évident que le Super-VHS est le système vidéo grand public le plus sophistiqué. Ce qui devrait suffire à encourager de nombreux vidéophiles à l’acheter, quel qu’en soit le prix. Mais il y a gros à parier que les innovations ne s’arrêteront pas là. L’Hi-fi a fait son apparition en 1987. La seule certitude (et encore) concerne la disparition à moyen ou long 1985, les effets numériques et le réducteur de bruits en 1986, les recherches indexées et l’adressage en terme du VHS standard. L’objectif principal de la vidéo étant d’aller vers une image entièrement numérique d’ici à cinq ans. Le prix en sera, toutefois, exorbitant. Toute la question est de savoir si vous faites partie de ceux qui attendent et ne font jamais d’images ou si vous êtes de la race des fonceurs. Et c’est une question à laquelle vous seul pouvez répondre.

La carie du laser

MagnavoxDécembre 1978. Magnavox annonce la sortie du vidéodisque laser qui permet de visionner des films avec une qualité d’images incroyable, un formidable son stéréo, des arrêts sur image et des ralentis impeccables. Il possède des options qu’aucun magnétoscope ne peut concurrencer. Seul défaut : il n’enregistre pas. Il a, cependant, de quoi satisfaire les vidéophiles les plus exigeants. C’est, à l’époque, ce qui se rapproche le plus de la perfection. De plus, le vidéodisque est virtuellement indestructible, même en cas d’utilisation intensive. On croit alors qu’il peut durer toute une vie et un fabricant n’hésite pas à proclamer que la longévité de ce nouveau support est illimitée. Aujourd’hui, personne, aux États-Unis, n’ose plus lancer une telle affirmation. En effet, au cours de ces dernières années, une étrange maladie a frappé certains vidéodisques : «la carie du laser». L’image, réputée parfaite, s’est mouchetée de neige et n’est plus regardable. Consommateurs, associations, journaux s’en sont fait l’écho. La maladie est pernicieuse, car rarement décelable à la première vision du disque. Elle échappe même aux analyses de puissants microscopes. Dans notre propre discothèque laser, pas moins de trente titres sur deux cents présentent des signes de détérioration. Parmi eux, Les aventuriers de l’Arche perdue, Octopussy. Ce dernier est proprement invisible. Et ce n’est pas une exception. La revue Disc Deals mentionne que leur propre copie d’Octopussy a perdu pratiquement toutes ses couleurs, et que «les deux pistes audio crachotent de manière inaudible, comme si on avait réglé une radio entre deux stations.»