mai 15, 2014

Cobra verde

Par HitSpot

Cobra verde Un film de Werner Herzog, c’est toujours intéressant, même si ce n’est pas totalement réussi. Ce qui est le cas de « Cobra Verde ». Le cinéaste allemand possède un sens de l’emphase, de la démesure et de la sauvagerie qui lui est très personnel. « Cobra Verde » marque aussi les cin-uièmes retrouvailles avec Klaus Kinski, après « Aguirre, la colère de Dieu », « Nosferatu, fantôme de la nuit », « Woyzeck » et « Fitzcarraldo ». Une nouvelle fois, le réalisateur et son comédien s’enfoncent dans un pays lointain, un passé proche et une civilisation exotique. Kinski interprète Francisco Manoel de Silva, surnommé Cobra Verde, un aventurier trafiquant d’esclaves devenu vice-roi du Dahomey. L’acteur joue de sa propre folie, de sa propre hystérie et de ses relations amour-haine avec son metteur en scène. Cela se sent à travers l’écran et l’on reste cloué sur son fauteuil même un peu atterré devant autant d’énergie dispensée pour pas grand chose. La folie de Kinski sent le cabotinage parfaitement assumé et bien tempéré et Herzog sait manier ses foules africaines. Bizarre, bizarre… ce film-défi, aux superbes paysages, à la limite du cauchemardesque et dont on ne sort pas tout à fait indemne. Eprouvé ou bouleversé.