Clive Barker

10 juin, 2015 (08:07) | Articles | By: Vero

Stephen King l’a dit, l’a écrit et l’a signé : Clive Barker est, à lui seul, le futur de l’horreur. Mais cet écrivain génial, auteur des Livres de sang ne se contente pas du roman. Il est passé derrière la caméra pour nous livrer son sulfureux Hellraiser (Le pacte), dont nous parions qu’il fera un triomphe en vidéo.«L’enfer me fascine bien plus que le paradis»

OKP

– Qu’est-ce qui vous a amené au domaine de l’horreur ?

Clive BarkerClive Barker

– Je ne sais pas. Disons que l’éducation vous apprend à croire en la réalité, et que cela n’a jamais marché avec moi. J’ai toujours été attiré par le fantastique, que ce soit en littérature ou au cinéma.

OKP

– Citez-moi quelques noms…

C.B.

– Au cinéma, Les yeux sans visage de Georges Franju, Kwaidan de Kobayashi, et La nuit sur le mont chauve, extrait du Fantasia de Disney. En littérature, Edgar Poe, Melville (Moby Dick, chef-d’œuvre du fantastique), Machen. En peinture : Bosch, Goya, Max Ernst et William Blake.

OKP

– Le pacte marque le renouveau du film d’horreur anglais. Dans quel sens ?

C.B.

– Il ne fait pas uniquement peur avec des moyens grossiers, comme la minable série des Vendredi 13. L’horreur est plus profonde ; elle correspond à l’idée de péché et de damnation. Le pacte est avant tout une histoire d’amour, très sexuelle, entre un mort et une vivante. Je crois qu’un film d’horreur est subjectif avant tout. Les «sentiments que je décris font peur à certains, par leur violence et leur excès. D’autres sont émus par eux.

OKP

– Pourquoi êtes-vous passé à la mise en scène ?

C.B.

– Parce que j’ai vendu deux sujets au cinéma, qui ont été massacrés par un certain George Pavlou (note : les deux films viennent de sortir chez Vestron). J’ai eu affaire à des opportunistes qui se souciaient peu de mon travail. Alors, vous faites comme le dit Woody Allen : «Prends l’oseille et tire-toi».

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