mai 26, 2014

Bates motel

Par HitSpot

Bates motelVoici une curiosité produite par Universal, inédite en France, une nouvelle suite de « Psychose » mais incompatible avec « Psychose 2» et « Psychose 3 ». En effet, nous reprenons l’histoire lorsque Norman Bates (qui n’est pas joué ici par Anthony Perkins, mais par un acteur qui lui ressemble vaguement) est interné dans l’hôpital psychiatrique, il y rencontre un jeune garçon introverti qui a congelé ses parents dans une chambre froide, Ales West. Le temps passe, Norman meurt en léguant son motel à Ales qui, guéri, quitte l’hôpital pour rénover et gérer cette entreprise. Première surprise : une jeune fille, Willie (Lori Petty) squattérise une partie de la maison. Bon prince, Ales lui propose de rester : douée en cuisine, Willie sera une précieuse auxiliaire pour son snack-bar. C’est alors.., devinez quoi ? que les événements bizarres vont commencer à se produire au motel. Une silhouette se balance dans la chambre de « la mère », une autre apparaît au cimetière, on découvre des ossements. Heureusement, Ales se lie d’amitié avec un Noir profondément honnête (Moses Gunn), et l’affection croissante de Willie le soutient dans les moments difficiles. A vrai dire, les surprises et rebondissements de ce scénario sont plutôt décevants. Entre une machination pauvrette qui permet de mettre en présence deux fausses « mères » (I) et un épisode complètement à part, sketch venant comme un cheveu sur la soupe, comme quoi le suicide c’est une bêtise, rien qui soit au niveau du film de Richard Franklin ou de celui d’Anthony Perkins, pour ne pas parler d’Hitchcock. Reste que Bud Cod (ex-Harold dans « Harold et Maude ») est remarquable, comme toujours, et que les fervents hitchcockiens, justement, ne voudront pas manquer cette nouvelle pièce de la collection « Psychose », même si la seule raison apparente de cette entreprise est la rentabilisation, par la Universal, de la fameuse maison toujours debout au milieu de ses studios californiens.